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Vivre dans la rue

Vivre dans la rue |
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La situation
Bon an mal an, il y a près de 5 000 jeunes vivant dans la rue ou en situation précaire à Montréal. Pour certains, ce sera un court séjour. Pour d'autres, c'est le début d'une véritable descente aux enfers. Beaucoup d'entre eux sont des victimes innocentes de circonstances pour lesquelles ils ne sont pas responsables. La plupart n'ont aucune expérience de ce qu'est une vraie famille, de ce que c'est d'être aimé, apprécié, encouragé.
Ce n'est pas par choix que les jeunes de la rue s'y retrouvent. Beaucoup d'entre eux ont été victimes de violence, ont vécu dans l'isolement ou ont connu de graves difficultés émotionnelles. La grande majorité n'ont pu bénéficié d'une vie familiale et ont plutôt vécu les problèmes découlant de la vie en institution. N'ayant très souvent pas terminé leurs études, ces jeunes n'ont pas d'emploi et sont prêts à tout pour gagner l'argent qui leur permettra de survivre. Ils représentent des cibles idéales pour les proxénètes ou les trafiquants de drogue qui voient en eux des proies faciles. Ils ont des lacunes graves sur les plans financier et éducatif. Souvent, ils n'ont aucune estime d'eux-mêmes et n'ont personne vers qui se tourner pour trouver l'appui émotionnel dont ils ont besoin pour développer leur confiance en eux-mêmes et réaliser le potentiel qui sommeille en eux. Ces jeunes deviennent par la suite des adultes ne possédant qu'un minimum d'éducation et peu ou pas du tout de formation professionnelle. Ils sont susceptibles de perpétuer malgré eux le cercle vicieux de la pauvreté.
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Chez Pops m'ont aidé à me reprendre en main. Les expériences de mes dernières années, passées dans la rue, la drogue et la " galère ", m'ont ammenée à vouloir m'en sortir et surtout à faire quelque chose de plus constructif de ma vie. J'en ai pris conscience l'an passé, à mon retour de Vancouver. Le corps couvert de gale, 25 livres en moins, malade d'héroine et surtout l'âme malade.
C'était grand temps pour moi de faire quelque chose. Dans la rue affichait à ce moment un emploi à la salle d'art, sur un programme de réinsertion sociale. J'ai appliqué et obtenu le poste. Cette expérience, qui reste pour moi inoubliable, m'a grandement apporté. Ça m'a redonné confiance en moi, m'a prouvé que j'étais encore capable, malgré tout, de m'épanouir et me réaliser et m'a permis de renouer avec l'art, ce côté que j'avais mis de côté depuis plusieurs années. J'ai suivi un programme de méthadone qui m'a permis de fonctionner et de diminuer mon "habit".
A la fin de mon contrat Chez Pops j'ai fais valoir mon désir de retourner aux études, et tout le monde m'a appuyée et on m'a offert l'aide financière dont j'avais de besoin, qui était le principal obstacle à la poursuite de mes études. Aujourd'hui, je ne prends plus de méthadone et je retourne à l'école en mécanique automobile suivre ce cours que j'ai aujourd'hui le courage d'entreprendre.
Pour s'en sortir, il faut se fixer des buts et surtout garder espoir. Je sais que je dois une bonne partie de ma réussite à Dans la rue qui a fait que ce rêve soit possible et que d'autres jailliront…
Merci,
Val
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Un jour, à cause de ma consommation d'héroine et de cocaine, je me suis retrouvée à la rue. Les intervenants du Centre de jour Chez Pops m'ont donné l'espoir que je pouvais me sortir de la rue et de la drogue. Ils m'ont donné de l'écoute, m'ont accompagnée et appuyée dans mes démarches personnelles puis, après la rue, le Bunker ainsi que d'autres refuges, je me suis trouvé un appartement et, tranquillement, je commence a subvenir à mes besoins par moi-même.
Cela fait maintenant plus d'un an que j'ai arrêté de consommer et ils sont toujours prêts à m'offrir leur aide . Ils croient et ils ont toujours cru que je pouvais faire quelque chose de bien dans la vie. Ils m'ont engagée comme commis au dépôt en insertion sociale pendant 9 mois. Cela m'a redonné de la confiance, de l'assurance et de l'estime de moi.
Grâce à Dans la rue, et l'espoir qu'ils m'ont donné, je retourne aux études. Bientôt, je m'en vais au cegep et j'en suis bien fière. Merci aux donateurs, c'est un peu grâce à vous si je suis rendue là.
Nancy
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Salut tout le monde, je m'appele Patricia et je suis agée de 23 ans. J'ai commencé à fréquenter Le Bon Dieu dans la rue quand, malgré mes efforts, je ne pouvais parvenir à y arriver toute seule.
C'était ma vingtième année dans l'ombre et puis mes pensées étaient bien sombres. Je me cherchais un emploi, un appartement, une tendre oreille pour me confier et sagesse pour me guider dans ma vie. J'avais un manque d'espoir, j'étais dans le noir. Des problèmes de consommation qui avaient une influence sur mes émotions. Les intervenants du Centre de jour étaient là pour m'entendre, me comprendre et me faire apprendre bien des choses qui sont nécessaires pour mon évolution. J'ai participé à certains de leurs programmes d'employabilité, ces derniers m'ont beaucoup fait apprendre sur ma personnalité et puis, m'ont motivée à faire de quoi de ma vie.
Depuis que je sais que Dans la rue est là, je sais où aller chercher le soutien que j'ai de besoin pour subvenir à mes ambitions.
Merci à vous tous !
Patricia
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Bien avant le moment où j'ai enfin pu voir la lumière du jour, il y a ma naissance. Près de 22 ans se sont écoulés depuis cet instant. Au lever du jour de ma naissance, un énorme nuage s'est collé à moi, comme un aimant à la chaîne de mon enfance. Ce nuage m'a apporté la pluie, la neige, le froid, la solitude et une introduction à la vie assez dure merci! J'ai connu la rue bien avant de me connaître moi-même. J'ai connu la rue avec ses pièges et ses bas fonds, ceux que l'on atteint dans le fond des ruelles.
Puis, comme par magie, j'ai découvert Pops qui avec le temps, comme un grand rayon de soleil , a su éponger les dégâts causés par la tempête. Il a mis en moi la confiance, la sagesse et plus que tout, la détermination. Grâce à lui j'ai découvert des forces en moi que je ne connaissais pas, relevé des défis, élargi mes horizons et pris conscience de ce que la vie a de bon à m'offrir. Sans Dans La Rue, je ne serais pas l'être épanoui que je suis aujourd'hui, c'est-à-dire un jeune qui croque dans la vie à pleines dents.
Fred
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Depuis 1997, j'ai parcouru un très grand bout de chemin, grâce à Dans la Rue. Après cinq années dans la pauvreté absolue, j'ai commencé à espérer mieux. Ma motivation? Pouvoir offrir à mon fils le confort d'une chambre bien à lui et la stabilité d'un environnement chaleureux, dans un milieu sain et encourageant. J'ai alors occupé plusieurs emplois me permettant tout juste de joindre les deux bouts. Puis, grâce à une connaissance, j'ai obtenu un poste de concierge à Dans la Rue, d'abord à temps partiel, puis à temps plein. Je trouvais ça formidable, puisque l'organisme offrait de l'aide à des jeunes qui me ressemblaient. J'ai fini par m'installer définitivement à Montréal et par m'ouvrir à de nouveaux horizons. Après plusieurs mois de réflexion et de longues discussions avec une personne-ressource de Dans la Rue, j'ai décidé de retourner aux études. Grâce à l'encouragement qu'on m'a donné, j'ai cru en mon potentiel et en mes chances de réussir. Par l'entremise de Dans la rue, un "ange gardien" a soutenu mes efforts en m'offrant l'appui financier dont j'avais besoin pour l'école ainsi que pour le service de garde pour mon fils. Je suis maintenant secrétaire de direction au service des Affaires juridiques d'une entreprise internationale.
Merci à vous tous qui avez cru à mon succès, qui n'avez jamais douté de ma réussite et qui m'avez encouragée. C'est grâce à Dans la rue et à tous ceux et celles qui appuient sa cause que ce rêve a pu se réaliser.
Merci.
Keena
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| Il y a plus de 135 personnes qui s'impliquent comme bénévoles à Dans la rue |
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